mercredi 26 avril 2017

Un vote populaire et souverainiste

J'ai toujours considéré à la fois comme élu et militant engagé que ma ville, bourgeoise et populaire, industrieuse et indépendante, alliant progressisme et tradition était très politique dans les choix qu'elle faisait, cela s'est confirmé ce dimanche et c'est réconfortant pour l'avenir..

Les résultats sont tombés et en ont surpris plus d'un, à commencer par le maire qui outre cette qualité, est un homme politique engagé au plus haut niveau de "Les Républicains". Les voix de Mélenchon et Le Pen arrivés en tête auxquels on peut ajouter celles de Dupont Aignan donne un total de 58,8% laissant loin derrière l'"Umps" et son ultime avatar M. Macron.

Mes concitoyens se sont réveillés, la participation est excellente même si elle ne rejoint pas encore la moyenne nationale. Ils ont majoritairement voté pour la souveraineté populaire et nationale et ont donné un sens politique réconfortant à leur vote car sans ambiguïté.

La ville renoue avec un passé politique pas si lointain où se côtoyaient un gaullisme populaire et social (1959 à 1977) et la tradition républicaine, laïque et ouvrière du PS et du PCF (1977-1983-1989). Elle rappelle au bon souvenir l'immense victoire du NON au référendum de 2005 sur le traité européen en renouvelant avec force l'avertissement donné à l'époque, bafoué par Jospin et Sarkozy.

Ce retour aux fondamentaux après de longues années d'une municipalité molle, de compromis chrétien démocrate avec le rocardisme, maintenue aux commandes  en raison d'une forte présence du Front National et de la position, justifiée à l'époque, du refus des gaullistes et de la droite d'une quelconque alliance, a considérablement affaibli le mouvement populaire et a rejeté bon nombre de nos concitoyens dans l'abstention.

D'où mon incompréhension totale de la position du maire de soutenir M. Macron à l'opposé de ce que viennent de dire les tourquennois !

Soyons honnête, le discours clair mobilisateur de Mélenchon, discours de classe (notamment lors de sa venue à Tourcoing), a réveillé les ardeurs et s'ajoute, que ça plaise ou non, à l'évolution républicaine et populaire de Mme Le Pen.

Un mouvement populaire, national, de progrès, d'une nouveauté extraordinaire peut se créer en France si convergent les voix du monde du travail, des insoumis, des patriotes pour rejeter la candidature Macron et le battre.


Ma ville, grande cité de labeur et de progrès, peut être exemplaire. 

mercredi 12 avril 2017

1977, Union de la Gauche, Guy Chatiliez

    Il y a quarante ans la gauche unie (PS et PCF) s'emparait de la mairie de Tourcoing.Un hommage à Guy Chatiliez, tête de liste et artisan de cet accord historique, maire de Tourcoing est à voir au travers d'une expo à la médiathèque. Avec mon amical souvenir à mes camarades et ma pensée à Guy Chatiliez trop tôt disparu.

    Les accords avaient prévu que je devinsse adjoint (Culture, Education, Formation). Ce fut ce jour là une immense joie et une grande fierté pour tous les militants. Je prépare sur cette période très politique quelques articles à lire sur mes blogs. A mettre en miroir avec la période actuelle tout en rejet de la politique et du militantisme... 

    Cette exposition mériterait la numérisation des documents et à être complétée. La vie politique à Tourcoing sous l'Union de la Gauche reste à écrire tant elle fut intimement liée à la politique nationale : de la rupture de l'Union à l’élection de Mitterrand jusqu'à la défaite de 1983, sans oublier l'oeuvre de renouveau du conseil municipal de l’époque.

mardi 2 août 2016

Défendons le Muba

   "L'interventionnisme de la mairie agace au MUba de Tourcoing", un article du Monde de ce 30 juillet qui fait le point sur ce que je dénonce depuis des mois. Un adjoint à la culture dont l'inculture avait déjà censuré une exposition photographique, contraint la conservatrice au silence, imposé des artistes locaux en dehors de tout projet culturel et dont l'attitude est contraire à tout ce que nous avons tenté de construire à Tourcoing : priorité à la création, autonomie des artistes et des responsables culturels dans le cadre d'une politique culturelle qui n'existe pas pour l'instant. 

   Ou Monsieur Darmanin intervient, ou il est complice de cette attitude .

    Défendons notre musée, sa conservatrice et exigeons plus de moyens pour des expositions rayonnantes et une nouvelle politique muséale




samedi 13 février 2016

Ma gare


La gare de Tourcoing connait actuellement un franc succès dans les réseaux sociaux. Sans doute est-ce lié à la mise en œuvre par la SNCF d'un TGV bon marché ("low coast") au départ, plusieurs fois par jour, de notre ville vers Lyon ou Rennes. Ce train "Ouigo" est d'ailleurs signalé étrangement sur de vastes panneaux publicitaires comme une nouvelle offre au départ de Lille alors qu'il ne s'y arrête pas !

Bon, ne lésinons pas sur le plaisir de voir notre gare reprendre un peu de vie en plus des rares vrais TGV qui partent encore pour Paris et de quelques trains belges à l'horaire aléatoire…

Reste que, puisqu'elle redevient un point de départ métropolitain, il convient de s'interroger sur son accès depuis toute la communauté urbaine et de Lille en particulier.

A ce sujet, je me souviens des discussions qui eurent lieu lors de la détermination des stations de métro de la ligne 2 en construction. Je fus de ceux qui souhaitèrent un arrêt "Gare de Tourcoing" et la transformation de la place Semard en gare routière. Une réponse technique[1] nous fut imposée en créant la station "Sébastopol" avec promesse de trouver un moyen de liaison piétonne (type aéroport) directe, rapide et protégée entre cette station et la gare elle-même, liaison qui ne vit jamais le jour.

Emettons l'espoir que nos "décideurs", comme on dit aujourd'hui, retrouvent le bon sens. Nous pourrions même imaginer de prolonger la ligne du tramway, notre bon "Mongy" de son terminus actuel vers la gare par l'avenue Gustave Dron" qui doit être reconstruite.

Tout cela n'est en fait qu'une péripétie de la politique d'aménagement qui vit la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing passer peu à peu du souhait des élus de l'époque d'une métropole tripolaire à une domination lilloise, aujourd'hui appelée MEL (Métropole européenne de Lille) en passant par un hypothétique "versant Nord-Est" surtout porté par les élus roubaisiens.

Il y a une nostalgie utile à se remémorer, à consulter les archives, à écouter les plus âgés qui connurent la fiévreuse activité ferroviaire avec les ateliers, les salles de repos pour les nombreux cheminots, le buffet de la gare en activité, un kiosque de presse, dans l'attente du départ ou de l'arrivée du rapide Paris-Tourcoing ou autre Dijonnais (une grande ligne transversale). Cela avait une certaine allure…

Le déclin urbanistique lié au déclin économique avec la disparition du textile n'est pas la seule raison, les choix politiques de soumission ou de clientélisme ont leur part qu'il convient de regarder à nouveau pour ne pas sombrer dans les mêmes erreurs.






[1] Si je me souviens bien, une station "Gare" ne permettait pas la création de "Tourcoing centre" pour des raisons de courbe de voie ferrée; Je fus toujours dubitatif et pense encore aujourd'hui que nos technocrates de l'époque avait cru à la disparition totale du trafic de la gare de Tourcoing.

vendredi 4 décembre 2015

Militant républicain

La Voix du Nord et Nord Eclair Tourcoing ont publié un "portrait" un peu schématique de mon engagement politique. (Voir sur http://www.christianmaes.fr )

lundi 9 février 2015

L’Idéal et l’atelier de décors du Théâtre du Nord en danger


Il est peut être encore temps de faire comprendre au maire de Tourcoing et à sa majorité UMP/UDI qu’ils s’orientent dans une voie qui va desservir la ville pour longtemps, celle de la remise en cause de la vie culturelle, facteur essentiel de développement, de promotion intellectuelle et économique de la ville et de sa population.

Je publie l’excellente lettre du directeur de Théâtre National Tourcoing-Lille, Christophe Rauck successeur de Stuert Seide, Daniel Mesguich et mon ami Gildas Bourdet….

Je vous invite à signer la pétition et à manifester votre opposition à cette décision qui m’attriste profondément…

"L’Idéal et l’atelier de décors du Théâtre du Nord en danger ?

Le maire de Tourcoing annonce le retrait total de sa subvention !

Le 14 février 2015 risque de faire date dans l’histoire du Centre dramatique national du Nord basé à Lille dont le berceau est L’Idéal à Tourcoing. Ce jour-là, Gérald Darmanin présidera le conseil municipal au cours duquel sera voté le budget 2015 de la ville de Tourcoing, budget auquel sera retiré la totalité de la subvention, à savoir 76 250 €.

Arguant du fait qu’il hérite d’une situation d’endettement, le maire de Tourcoing propose au Théâtre du Nord de signer une convention de mise à disposition de L’Idéal – sans subvention – et qui inclurait un loyer pour l’atelier de construction de décors situé également à Tourcoing.

Si le montant de cette location reste à définir, le bâtiment actuellement mis à disposition avec fourniture des fluides, est valorisé à 43 460 €/an (+ 20 000 € pour les fluides).

Cet atelier, nécessaire et essentiel à la création, mission première d’un CDN, développe une activité quasi unique au nord de Paris, génère des emplois et permet à de nombreux spectacles d’exister.

 En résumé, le CDN perdrait sa subvention de 76 250 € et verrait s’alourdir ses charges du montant de l’atelier de construction (environ 63 460 € par an).

Les autres structures culturelles tourquennoises verront leur subvention diminuer de 7,5%, celle de L’Idéal de 100% !

Gérald Darmanin touche un symbole de la décentralisation théâtrale !

L’Idéal est le siège social du Théâtre du Nord, en mémoire à l’aventure artistique collective qui y a débuté en 1978.

Avertis, nos partenaires institutionnels, Etat, Région et ville de Lille se disent très attentifs à la situation à Tourcoing : nous attendons leur position.

Merci d’être à nos côtés pour défendre L’Idéal, symbole de la décentralisation théâtrale et de l’aventure du théâtre public en région
Nord-Pas-de-Calais.


Christophe Rauck,
Directeur du Théâtre du Nord Lille-Tourcoing et son équipe

vendredi 6 février 2015

Un coup dur pour la création théâtrale


Je n'en crois pas mes yeux.
Je lis, dans Nord éclair, que le maire de Tourcoing et sa majorité remettent en cause le Théâtre du Nord, (Théâtre national de Région en1982) qui crée et travaille notamment à l'Idéal Ciné, en supprimant la modeste subvention qui marquait depuis tant d'années le soutien de la ville à la création théâtrale de haut niveau et pour autant populaire.

Rappelons que c'est un ministre gaulliste de la culture qui installa à Tourcoing le Centre Dramatique National alors dirigé par André Reybaz. La municipalité de l'époque était dirigée par René Lecocq, maire gaulliste, à la tête d'une municipalité de droite ! Quelle ironie !
Affiche du premier spectacle de Jérôme Deschamp
joué à l'Idéal Ciné pas encore rénové à l'invitation de la Salamandre
 avec André Guittier
 

Ayant personnellement contribué au développement de ce centre en accueillant (1975) et soutenant (1977) Gildas Bourdet, André Guittier et "La Salamandre", en faisant du vieux cinéma l'Idéal un haut lieu de création et de diffusion, tant sur le plan local que national et qui fit rayonner notre ville, je suis abasourdi par la mise en œuvre, il faut l'appeler comme cela, d'un démantèlement de la politique culturelle à Tourcoing.

Après le musée, l'école des Beaux Arts, le conservatoire, la censure d'exposition et maintenant le Théâtre national, quel sera le nouvel acte d'incompétence intellectuelle de cette municipalité ?