samedi 13 janvier 2018

Mémoires : 1983 "Tourcoing : la première de la classe en culture"


A quelques semaines des élections municipales de mars 1983, le périodique du parti socialiste "l'Unité" publiait un long article sur Tourcoing dont l'essentiel était consacré à la politique culturelle. Même si je fus à l'époque un des artisans de cette politique, j'en ai fait une lecture critique et objective en considérant que déjà à cette époque le rayonnement de Tourcoing au plan national n'était pas un vain mot. Je reprends donc les passages les plus pertinents dont un certain nombre de points mériteront des commentaires ultérieurs. Cet article bien entendu partisan est cependant assez conforme à ce que dirent différents médias qui à l'époque parlaient du Tourcoing culturel que la présence de grands noms attirait : Le Monde, France Culture, Télérama, Le Matin etc. Il peut servir de point de repère à ca qui fut une aventure sans pareille.

"Références incontournables de I’art dramatique et de la musique, Gildas Bourdet et Jean-Claude Malgloire ont été installés à Tourcoing par la volonté de l'équipe socialiste et y resteront... par la force d'un deuxième mandat. Sinon la droite a promis de tout détruire"

Ce sous-titre polémique quant aux intentions de la droite devait s'avérer en partie vrai. J'y reviendrai. Mais en voici l'essentiel qui me parait encore aujourd'hui assez juste.

"TOURCOING, vous connaissez ? Il y a quelques années encore, on situait cette ville avec le réflexe de la récitation tout comme jadis les enfants des écoles égrenaient sagement — Pondichéry, Karikal, Chandernagor... — les comptoirs français des Indes, sans accorder à ces lieux aucune autonomie propre. Tourcoing ? Bah, oui : Lille – Roubaix – Tourcoing, pourquoi ? Et la cité de se retrouver noyée au cœur d'un triangle régional, là-bas, dans le Nord du textile."

"Ça, c'était avant. Avant les élections municipales de 1977 qui ont amené la gauche à la mairie. Parce que, maintenant, changement de décor : Tourcoing n'est plus dissimulée sous les brumes de l'anonymat ; Tourcoing, on connaît. La ville existe bel et bien. Et seule : reconnue comme l'un des lieux les plus doués en essor culturel sur tout le territoire français. Sur ce chapitre, vraiment, chapeau bas ! Il suffit d'ailleurs de lire le menu pour s'en rendre compte. Un exemple au hasard : où donc se nichent Gildas Bourdet et Jean-Claude Malgloire, deux des créateurs les plus flamboyants d'aujourd'hui qui n'en finissent pas d'accumuler les prix et les récompenses (1) ? Réponse : à Tourcoing. Eh oui ! Gildas Bourdet et son théâtre de la Salamandre (souvenez-vous : « Martin Eden », « Britannicus », « Attention au travail » et, plus récemment, « les Bas-Fonds »), Malgloire et son ensemble orchestral « la Grande Ecurie de la Chambre du Roi » sont bien là. Coqueluches de la France artistique, références incontournables de l'art dramatique et de la musique des années quatre-vingt, ils ont été installés à cet endroit précis de l'Hexagone par la volonté de l'équipe socialiste et y resteront... par la force d'un deuxième mandat de gauche si, toutefois, celui-ci voit le jour en mars prochain" (…)
Disons à ce sujet que l'équipe municipale était socialo-communiste et que membre du parti communiste au début du mandat c'est grâce à mes multiples contacts avec de nombreux intellectuels et créateurs communistes, avec Jack Ralite, Ivan Renar, que fut mis en place cette priorité culturelle fondée sur la création. Comme beaucoup de metteurs en scène, Antoine Vitez, Jean-Pierre Vincent…Gildas Boudet était communiste et venait de la ville du Havre !
A ce sujet cette politique fit l'objet d'intenses débats entre socialistes tenant de la priorité à l'animation et à la médiation progressive entre le peuple et la culture de haut niveau et le puissant groupe communiste qui défenseur de la création artistique comme pilier de l'accès et de la démocratisation culturelle.

"Car, en dépit d'un bilan positif évident, en dépit même de cette renaissance inespérée de la cité qui est devenue l'un des atouts majeurs de la création culturelle française, la carte de Tourcoing n'est pas jouée d'avance (…)

La plus belle réussite
En gros, les élus socialistes se sont efforcés de promouvoir une politique nouvelle, cohérente, en opposition avec la politique sans perspective que la droite avait menée. Ce qui explique le bon nombre de projets à long terme comme le plan énergétique communal (prévu pour les deux ans à venir), un plan de reconstruction scolaire, le réaménagement de la circulation ou, encore, l'aménagement de l'usine Flipo en centre culturel largement diversifié (12 000 m2 qui abriteraient la bibliothèque et le musée municipaux, un musée archéologique, un centre d'action culturelle, les archives municipales et, enfin, une grande salle de 800 m2 à vocation multiple). Un dossier qui intéresse considérablement le gouvernement puisque l'ensemble des directions du ministère de la Culture concernées par ce sujet se sont rendues, il y a peu, sur les lieux de cette ancienne usine désaffectée, qui fut rachetée en 1980 dans l'esprit d'une conservation du patrimoine architectural du siècle dernier."
L'usine Flipo était située en plein centre ville à hauteur aujourd'hui de l'avenue Salvatore Allende, entre la rue de Tournai et la place Miss Cavelll. Ce témoignage architectural de l'industrie textile m'avait frappé notamment par cette immense salle de la machine à vapeur dotée de vitraux dignes d'une cathédrale. La période politique permettait ce genre d'ambition comme le témoignaient les premières études.

"La culture... Le mot est lâché. Si Tourcoing a ratissé son paysage urbain, a réchauffé autant que faire se peut son problème de l'emploi, a créé un vaste complexe sportif et bâti un nouveau foyer-restaurant pour les personnes âgées ; si la municipalité a construit trois nouvelles écoles, décidé d'offrir des allocations-vacances pour les enfants défavorisés, c'est quand même dans le domaine de la culture que le pari socialiste tourquennois a connu sa plus belle réussite.

Observons : le mandat qui vient de s'écouler a vu naître la Salamandre, compagnie dramatique devenue théâtre national ; l'Automne culturel, un festival qui prend de plus d'ampleur ; l'Atelier lyrique de Jean-Claude Malgloire ; le centre d'action culturelle de l'Espierre et l'Ensemble instrumental de Flandre-Wallonne. Tout cela pour un budget culturel municipal qui est inférieur à ce qu'il était auparavant (on ne dépasse pas, aujourd'hui, toutes structures comptées, 8 % du budget) puisque la ville, en donnant un toit à de réels talents, a réussi à faire intervenir le gouvernement. Pourquoi un tel choix ? « Parce qu'il n'y a pas de vie sans création artistique et que ce qui est culturel est également politique », souligne Christian Maes, adjoint au maire, chargé de l'éducation, de la formation et de la culture. Et il poursuit : « Cette décision relève d'un combat idéologique. S'appuyer sur la création de grande qualité, c'est une marque de profond respect pour la classe ouvrière. Tourcoing, avant, n'était que le parfait reflet de la bourgeoisie en place : un théâtre municipal, un musée, un conservatoire, une école d'art et le traditionnel pèlerinage vers l'opéra du Nord, situé à Lille. On se donnait les moyens d'entretenir une certaine classe sociale, point à la ligne. "
Ce qui avait beaucoup attiré de grands créateurs c'est la totale liberté qu'ils avaient dans leurs choix de création, la ville se réservant au travers de son festival "Automne culturel à Tourcoing" les choix d'action proprement municipaux mais en parfaite harmonie avec l'ensemble de la politique de soutien à la création contemporaine
.
"Lorsqu'il n'y a rien dans une ville, la bourgeoisie a toujours les moyens de se déplacer. Pas les ouvriers dont le temps libre est mesuré. Nous avons donc eu le désir de faire progresser cette notion de temps libre en présentant ce qu'il y a de mieux... »

Jean-Claude Malgoire
 Christian Maes sait de quoi il parle. C'est lui, personnellement, qui s'est battu pour le retour de Gildas Bourdet que la précédente municipalité avait chassé. C'est lui qui a monté « l'affaire Malgloire » (pour laquelle, au sein d'un syndicat intercommunal la ville ne débourse que 2,7 millions de francs) ; lui encore qui s'est battu pour son festival automnal, subventionné principalement par la région et dont on vient de fêter le cinquième anniversaire avec cinquante-six concerts et spectacles de théâtre et six expositions (dont une superbe rétrospective David Hockney, plus importante encore que celle de Beaubourg) étalés sur un mois et demi. Une manifestation qui a attiré plus de 50 % de spectateurs issus de la région, dont environ 35 % de Tourquennois. Cause première du réveil de la cité et de la reconquête de sa place au sein de l'Hexagone, la culture est également pourvoyeuse d'emplois : l'Atelier lyrique compte onze permanents, la bibliothèque (un effort sans précédent vient d'être fait en faveur de la lecture publique) a créé vingt-trois emplois et la Salamandre, de par son nouveau statut, a également embauché. Et l'on pourrait encore ajouter .la multiplication des conservatoires de quartier (quatre viennent de voir le jour) ainsi que l'agrandissement de l'Ecole supérieure d'expression plastique que l'Etat aide actuellement financièrement. Sans compter, également, les retombées économiques : si les restaurants et les commerçants n'ont pas encore pris le pli d'un nouveau Tourcoing by night, l'hôtel Ibis, lui, avoue que 60 % de ses recettes viennent de l'effervescence culturelle de la ville."
 
A la fin du mandat le centre dramatique devient "Théâtre National de Région" dans une négociation qui eu lieu avec Pierre Mauroy, l'Idéal Ciné racheté par la ville et confié à Gildas Bourdet devient un centre de création essentiel aujourd'hui toujours vivant bien que remis en cause par l'actuelle municipalité,"L'Espierre" est promu Centre d'Action Culturel reconnu par l'etat et bénéficiant de 66% de subvention. La lecture publique, parent pauvre (Tourcoing étant avant dernière dans le classement des villes de plus de 50000 habitants en ce qui concerne sa bibliothèque) prend son essor.

"Et les Tourquennois, eux, comment vivent-ils cet élan ? « Il convient de reconnaître que tous les Tourquennois ne se précipitent pas aux « Bas-Fonds » ni au « Couronnement de Poppée », avoue Christian Maes. Mais ça vient. Au printemps théâtral de Bourdet, on comptait un tiers de Tourquennois sur seize mille personnes. C'est déjà ça. 
Face à ce boum inespéré, la droite n'a qu'une parole. Détruire, disent-ils. Ce qu'ils veulent ? Fermer l'Idéal-Ciné où œuvre Bourdet, virer Malgloire, supprimer le centre d'action culturelle (qui sera reconnu par l'Etat en 1984). D'où un risque énorme pour la- ville, celui du recul. A l'heure où bon nombre de dossiers sont en route ; à l'heure où le gouvernement semble avoir élu Tourcoing pour y créer en 1986 l'une des cinq grandes écoles françaises des Beaux-Arts, l'élection de la liste d'opposition couperait court à tous ces projets".
La droite dirigée par Stéphane Dermaux gagne les élections. Elle remet en cause comme prévu le centre d'action culturel qui disparait, annule la nouvelle édition du festival, tente de fermer le musée des Beaux Arts, ne donne pas suite au projet Flipo… ; saborde le projet de rénovation de la scène du théâtre municipal faisant de celle-ci un des lieu les plus important de la région mais les contradictions internes entre le maire et son adjoint à la culture feront que beaucoup sera préservé pour un temps…Un long déclin s'en suivit.

Et le journaliste concluait :"C'est l'enjeu de Tourcoing, en mars prochain. Même pas quitte ou double. Mais bien plus l'annulation ou le banco. La continuité dans le sunlight ou le plongeon, tous feux éteints, dans la morosité terne. Reste à savoir si les Tourquennois pourront continuer de voir clair dans le noir..."

 " (1) Gildas Bourdet a obtenu en 1979 le prix Georges Lerminier de la meilleure création théâtrale présentée en province (Syndicat de la critique) pour « Attention au travail » et Jean-Claude Malgloire a obtenu en 1982 le prix Claude Rostand de la meilleure création musicale présentée en province (Syndicat de la critique) pour « le Couronnement de Poppée "

samedi 9 décembre 2017

De l'opportunisme, à Tourcoing et ailleurs…

En cette fin d'année, je regarde les six derniers mois de la vie politique et sociale de ma ville qui, à bien des égards, est un miroir local des ambiguïtés de la vie nationale. Depuis quelques temps son nom est souvent cité au point de la confondre, dans l'imaginaire collectif avec sa voisine si proche, Roubaix ; dernièrement c'est Renaud Camus qui la prenait pour exemple (à tord?) de sa théorie du "Grand remplacement".


mercredi 26 avril 2017

Un vote populaire et souverainiste

J'ai toujours considéré à la fois comme élu et militant engagé que ma ville, bourgeoise et populaire, industrieuse et indépendante, alliant progressisme et tradition était très politique dans les choix qu'elle faisait, cela s'est confirmé ce dimanche et c'est réconfortant pour l'avenir..

Les résultats sont tombés et en ont surpris plus d'un, à commencer par le maire qui outre cette qualité, est un homme politique engagé au plus haut niveau de "Les Républicains". Les voix de Mélenchon et Le Pen arrivés en tête auxquels on peut ajouter celles de Dupont Aignan donne un total de 58,8% laissant loin derrière l'"Umps" et son ultime avatar M. Macron.

Mes concitoyens se sont réveillés, la participation est excellente même si elle ne rejoint pas encore la moyenne nationale. Ils ont majoritairement voté pour la souveraineté populaire et nationale et ont donné un sens politique réconfortant à leur vote car sans ambiguïté.

La ville renoue avec un passé politique pas si lointain où se côtoyaient un gaullisme populaire et social (1959 à 1977) et la tradition républicaine, laïque et ouvrière du PS et du PCF (1977-1983-1989). Elle rappelle au bon souvenir l'immense victoire du NON au référendum de 2005 sur le traité européen en renouvelant avec force l'avertissement donné à l'époque, bafoué par Jospin et Sarkozy.

Ce retour aux fondamentaux après de longues années d'une municipalité molle, de compromis chrétien démocrate avec le rocardisme, maintenue aux commandes  en raison d'une forte présence du Front National et de la position, justifiée à l'époque, du refus des gaullistes et de la droite d'une quelconque alliance, a considérablement affaibli le mouvement populaire et a rejeté bon nombre de nos concitoyens dans l'abstention.

D'où mon incompréhension totale de la position du maire de soutenir M. Macron à l'opposé de ce que viennent de dire les tourquennois !

Soyons honnête, le discours clair mobilisateur de Mélenchon, discours de classe (notamment lors de sa venue à Tourcoing), a réveillé les ardeurs et s'ajoute, que ça plaise ou non, à l'évolution républicaine et populaire de Mme Le Pen.

Un mouvement populaire, national, de progrès, d'une nouveauté extraordinaire peut se créer en France si convergent les voix du monde du travail, des insoumis, des patriotes pour rejeter la candidature Macron et le battre.


Ma ville, grande cité de labeur et de progrès, peut être exemplaire. 

mercredi 12 avril 2017

1977, Union de la Gauche, Guy Chatiliez

    Il y a quarante ans la gauche unie (PS et PCF) s'emparait de la mairie de Tourcoing.Un hommage à Guy Chatiliez, tête de liste et artisan de cet accord historique, maire de Tourcoing est à voir au travers d'une expo à la médiathèque. Avec mon amical souvenir à mes camarades et ma pensée à Guy Chatiliez trop tôt disparu.

    Les accords avaient prévu que je devinsse adjoint (Culture, Education, Formation). Ce fut ce jour là une immense joie et une grande fierté pour tous les militants. Je prépare sur cette période très politique quelques articles à lire sur mes blogs. A mettre en miroir avec la période actuelle tout en rejet de la politique et du militantisme... 

    Cette exposition mériterait la numérisation des documents et à être complétée. La vie politique à Tourcoing sous l'Union de la Gauche reste à écrire tant elle fut intimement liée à la politique nationale : de la rupture de l'Union à l’élection de Mitterrand jusqu'à la défaite de 1983, sans oublier l'oeuvre de renouveau du conseil municipal de l’époque.

mardi 2 août 2016

Défendons le Muba

   "L'interventionnisme de la mairie agace au MUba de Tourcoing", un article du Monde de ce 30 juillet qui fait le point sur ce que je dénonce depuis des mois. Un adjoint à la culture dont l'inculture avait déjà censuré une exposition photographique, contraint la conservatrice au silence, imposé des artistes locaux en dehors de tout projet culturel et dont l'attitude est contraire à tout ce que nous avons tenté de construire à Tourcoing : priorité à la création, autonomie des artistes et des responsables culturels dans le cadre d'une politique culturelle qui n'existe pas pour l'instant. 

   Ou Monsieur Darmanin intervient, ou il est complice de cette attitude .

    Défendons notre musée, sa conservatrice et exigeons plus de moyens pour des expositions rayonnantes et une nouvelle politique muséale




samedi 13 février 2016

Ma gare


La gare de Tourcoing connait actuellement un franc succès dans les réseaux sociaux. Sans doute est-ce lié à la mise en œuvre par la SNCF d'un TGV bon marché ("low coast") au départ, plusieurs fois par jour, de notre ville vers Lyon ou Rennes. Ce train "Ouigo" est d'ailleurs signalé étrangement sur de vastes panneaux publicitaires comme une nouvelle offre au départ de Lille alors qu'il ne s'y arrête pas !

Bon, ne lésinons pas sur le plaisir de voir notre gare reprendre un peu de vie en plus des rares vrais TGV qui partent encore pour Paris et de quelques trains belges à l'horaire aléatoire…

Reste que, puisqu'elle redevient un point de départ métropolitain, il convient de s'interroger sur son accès depuis toute la communauté urbaine et de Lille en particulier.

A ce sujet, je me souviens des discussions qui eurent lieu lors de la détermination des stations de métro de la ligne 2 en construction. Je fus de ceux qui souhaitèrent un arrêt "Gare de Tourcoing" et la transformation de la place Semard en gare routière. Une réponse technique[1] nous fut imposée en créant la station "Sébastopol" avec promesse de trouver un moyen de liaison piétonne (type aéroport) directe, rapide et protégée entre cette station et la gare elle-même, liaison qui ne vit jamais le jour.

Emettons l'espoir que nos "décideurs", comme on dit aujourd'hui, retrouvent le bon sens. Nous pourrions même imaginer de prolonger la ligne du tramway, notre bon "Mongy" de son terminus actuel vers la gare par l'avenue Gustave Dron" qui doit être reconstruite.

Tout cela n'est en fait qu'une péripétie de la politique d'aménagement qui vit la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing passer peu à peu du souhait des élus de l'époque d'une métropole tripolaire à une domination lilloise, aujourd'hui appelée MEL (Métropole européenne de Lille) en passant par un hypothétique "versant Nord-Est" surtout porté par les élus roubaisiens.

Il y a une nostalgie utile à se remémorer, à consulter les archives, à écouter les plus âgés qui connurent la fiévreuse activité ferroviaire avec les ateliers, les salles de repos pour les nombreux cheminots, le buffet de la gare en activité, un kiosque de presse, dans l'attente du départ ou de l'arrivée du rapide Paris-Tourcoing ou autre Dijonnais (une grande ligne transversale). Cela avait une certaine allure…

Le déclin urbanistique lié au déclin économique avec la disparition du textile n'est pas la seule raison, les choix politiques de soumission ou de clientélisme ont leur part qu'il convient de regarder à nouveau pour ne pas sombrer dans les mêmes erreurs.






[1] Si je me souviens bien, une station "Gare" ne permettait pas la création de "Tourcoing centre" pour des raisons de courbe de voie ferrée; Je fus toujours dubitatif et pense encore aujourd'hui que nos technocrates de l'époque avait cru à la disparition totale du trafic de la gare de Tourcoing.

vendredi 4 décembre 2015

Militant républicain

La Voix du Nord et Nord Eclair Tourcoing ont publié un "portrait" un peu schématique de mon engagement politique. (Voir sur http://www.christianmaes.fr )