mardi 2 août 2016

Défendons le Muba

   "L'interventionnisme de la mairie agace au MUba de Tourcoing", un article du Monde de ce 30 juillet qui fait le point sur ce que je dénonce depuis des mois. Un adjoint à la culture dont l'inculture avait déjà censuré une exposition photographique, contraint la conservatrice au silence, imposé des artistes locaux en dehors de tout projet culturel et dont l'attitude est contraire à tout ce que nous avons tenté de construire à Tourcoing : priorité à la création, autonomie des artistes et des responsables culturels dans le cadre d'une politique culturelle qui n'existe pas pour l'instant. 

   Ou Monsieur Darmanin intervient, ou il est complice de cette attitude .

    Défendons notre musée, sa conservatrice et exigeons plus de moyens pour des expositions rayonnantes et une nouvelle politique muséale




samedi 13 février 2016

Ma gare


La gare de Tourcoing connait actuellement un franc succès dans les réseaux sociaux. Sans doute est-ce lié à la mise en œuvre par la SNCF d'un TGV bon marché ("low coast") au départ, plusieurs fois par jour, de notre ville vers Lyon ou Rennes. Ce train "Ouigo" est d'ailleurs signalé étrangement sur de vastes panneaux publicitaires comme une nouvelle offre au départ de Lille alors qu'il ne s'y arrête pas !

Bon, ne lésinons pas sur le plaisir de voir notre gare reprendre un peu de vie en plus des rares vrais TGV qui partent encore pour Paris et de quelques trains belges à l'horaire aléatoire…

Reste que, puisqu'elle redevient un point de départ métropolitain, il convient de s'interroger sur son accès depuis toute la communauté urbaine et de Lille en particulier.

A ce sujet, je me souviens des discussions qui eurent lieu lors de la détermination des stations de métro de la ligne 2 en construction. Je fus de ceux qui souhaitèrent un arrêt "Gare de Tourcoing" et la transformation de la place Semard en gare routière. Une réponse technique[1] nous fut imposée en créant la station "Sébastopol" avec promesse de trouver un moyen de liaison piétonne (type aéroport) directe, rapide et protégée entre cette station et la gare elle-même, liaison qui ne vit jamais le jour.

Emettons l'espoir que nos "décideurs", comme on dit aujourd'hui, retrouvent le bon sens. Nous pourrions même imaginer de prolonger la ligne du tramway, notre bon "Mongy" de son terminus actuel vers la gare par l'avenue Gustave Dron" qui doit être reconstruite.

Tout cela n'est en fait qu'une péripétie de la politique d'aménagement qui vit la conurbation Lille-Roubaix-Tourcoing passer peu à peu du souhait des élus de l'époque d'une métropole tripolaire à une domination lilloise, aujourd'hui appelée MEL (Métropole européenne de Lille) en passant par un hypothétique "versant Nord-Est" surtout porté par les élus roubaisiens.

Il y a une nostalgie utile à se remémorer, à consulter les archives, à écouter les plus âgés qui connurent la fiévreuse activité ferroviaire avec les ateliers, les salles de repos pour les nombreux cheminots, le buffet de la gare en activité, un kiosque de presse, dans l'attente du départ ou de l'arrivée du rapide Paris-Tourcoing ou autre Dijonnais (une grande ligne transversale). Cela avait une certaine allure…

Le déclin urbanistique lié au déclin économique avec la disparition du textile n'est pas la seule raison, les choix politiques de soumission ou de clientélisme ont leur part qu'il convient de regarder à nouveau pour ne pas sombrer dans les mêmes erreurs.






[1] Si je me souviens bien, une station "Gare" ne permettait pas la création de "Tourcoing centre" pour des raisons de courbe de voie ferrée; Je fus toujours dubitatif et pense encore aujourd'hui que nos technocrates de l'époque avait cru à la disparition totale du trafic de la gare de Tourcoing.

vendredi 4 décembre 2015

Militant républicain

La Voix du Nord et Nord Eclair Tourcoing ont publié un "portrait" un peu schématique de mon engagement politique. (Voir sur http://www.christianmaes.fr )

lundi 9 février 2015

L’Idéal et l’atelier de décors du Théâtre du Nord en danger


Il est peut être encore temps de faire comprendre au maire de Tourcoing et à sa majorité UMP/UDI qu’ils s’orientent dans une voie qui va desservir la ville pour longtemps, celle de la remise en cause de la vie culturelle, facteur essentiel de développement, de promotion intellectuelle et économique de la ville et de sa population.

Je publie l’excellente lettre du directeur de Théâtre National Tourcoing-Lille, Christophe Rauck successeur de Stuert Seide, Daniel Mesguich et mon ami Gildas Bourdet….

Je vous invite à signer la pétition et à manifester votre opposition à cette décision qui m’attriste profondément…

"L’Idéal et l’atelier de décors du Théâtre du Nord en danger ?

Le maire de Tourcoing annonce le retrait total de sa subvention !

Le 14 février 2015 risque de faire date dans l’histoire du Centre dramatique national du Nord basé à Lille dont le berceau est L’Idéal à Tourcoing. Ce jour-là, Gérald Darmanin présidera le conseil municipal au cours duquel sera voté le budget 2015 de la ville de Tourcoing, budget auquel sera retiré la totalité de la subvention, à savoir 76 250 €.

Arguant du fait qu’il hérite d’une situation d’endettement, le maire de Tourcoing propose au Théâtre du Nord de signer une convention de mise à disposition de L’Idéal – sans subvention – et qui inclurait un loyer pour l’atelier de construction de décors situé également à Tourcoing.

Si le montant de cette location reste à définir, le bâtiment actuellement mis à disposition avec fourniture des fluides, est valorisé à 43 460 €/an (+ 20 000 € pour les fluides).

Cet atelier, nécessaire et essentiel à la création, mission première d’un CDN, développe une activité quasi unique au nord de Paris, génère des emplois et permet à de nombreux spectacles d’exister.

 En résumé, le CDN perdrait sa subvention de 76 250 € et verrait s’alourdir ses charges du montant de l’atelier de construction (environ 63 460 € par an).

Les autres structures culturelles tourquennoises verront leur subvention diminuer de 7,5%, celle de L’Idéal de 100% !

Gérald Darmanin touche un symbole de la décentralisation théâtrale !

L’Idéal est le siège social du Théâtre du Nord, en mémoire à l’aventure artistique collective qui y a débuté en 1978.

Avertis, nos partenaires institutionnels, Etat, Région et ville de Lille se disent très attentifs à la situation à Tourcoing : nous attendons leur position.

Merci d’être à nos côtés pour défendre L’Idéal, symbole de la décentralisation théâtrale et de l’aventure du théâtre public en région
Nord-Pas-de-Calais.


Christophe Rauck,
Directeur du Théâtre du Nord Lille-Tourcoing et son équipe

vendredi 6 février 2015

Un coup dur pour la création théâtrale


Je n'en crois pas mes yeux.
Je lis, dans Nord éclair, que le maire de Tourcoing et sa majorité remettent en cause le Théâtre du Nord, (Théâtre national de Région en1982) qui crée et travaille notamment à l'Idéal Ciné, en supprimant la modeste subvention qui marquait depuis tant d'années le soutien de la ville à la création théâtrale de haut niveau et pour autant populaire.

Rappelons que c'est un ministre gaulliste de la culture qui installa à Tourcoing le Centre Dramatique National alors dirigé par André Reybaz. La municipalité de l'époque était dirigée par René Lecocq, maire gaulliste, à la tête d'une municipalité de droite ! Quelle ironie !
Affiche du premier spectacle de Jérôme Deschamp
joué à l'Idéal Ciné pas encore rénové à l'invitation de la Salamandre
 avec André Guittier
 

Ayant personnellement contribué au développement de ce centre en accueillant (1975) et soutenant (1977) Gildas Bourdet, André Guittier et "La Salamandre", en faisant du vieux cinéma l'Idéal un haut lieu de création et de diffusion, tant sur le plan local que national et qui fit rayonner notre ville, je suis abasourdi par la mise en œuvre, il faut l'appeler comme cela, d'un démantèlement de la politique culturelle à Tourcoing.

Après le musée, l'école des Beaux Arts, le conservatoire, la censure d'exposition et maintenant le Théâtre national, quel sera le nouvel acte d'incompétence intellectuelle de cette municipalité ?

dimanche 11 janvier 2015

"No comment"


De retour de la manifestation pour la liberté d'expression et les valeurs de la laïcité républicaine, je regarde depuis Saint Christophe deux lieux tourquennois en vis à vis. Cela se passe de commentaires, pour l'instant...
 

 

mercredi 31 décembre 2014

Pour un libraire heureux à Tourcoing.

  
En cette fin d’année, s’annonce le départ du centre ville de la dernière librairie de la ville, en l’occurrence « Majuscule ». Certes, on nous annonce qu’il s’agirait d’une restructuration dans un autre lieu moins coûteux en location mais force est de constater que depuis maintenant des mois, la part réservée au livre y est de plus en plus modeste et sous certains aspects inexistante. Il nous faut désormais craindre le pire : la disparition totale d’un véritable libraire à Tourcoing. Ce serait un désastre culturel là où beaucoup avait été réalisé pour le développement de la lecture publique. Sans doute n’a-t-on pas pris suffisamment garde ces dernières années à mener une politique en ce domaine associant  initiative publique (nos bibliothèques municipales) avec des professionnels de qualité que sont nos bibliothécaires, nos associations culturelles et l’initiative privée, libraires et éditeurs, notamment régionaux en s’appuyant sur le conseil général et pour l’édition sur le conseil régional.
 
Librairie près de la mairie, photo Nord Eclair
Bien sûr on peut rétorquer que l’économie du livre est un secteur en difficulté face à l’arrivée du numérique et de gros fournisseurs, et ce serait en partie juste sauf à considérer que le rôle social du libraire n’est plus utile et nécessaire au développement intellectuel et culturel d’une grande ville de tradition comme la nôtre.
 
Car enfin, il est incompréhensible qu’après la disparition des libraires comme — pour ne citer qu’eux — Piedanna, rue de la cloche, Sainte Beuve, rue de Tournai puis place de l’Hôtel de Ville et surtout le Furet du Nord, la question ne se soit pas posée alors que ce dernier réinvestissait à Roubaix en centre ville, ville qui a le plaisir d’avoir en plus nombre de libraires indépendants, courageux et dynamiques (Les Lisières, Autour des mots, Le Cep, etc…).
 
Le plaisir de la lecture ne commence –t-il pas par cette déambulation dans les rayons d’une librairie, à la recherche ou non d’un ouvrage, de repartir avec celui auquel on n’avait pas pensé après un entretien avec un ami de rencontre ou suite au conseil avisé de ce professionnel cultivé qu’est le libraire proche ?
 
Le nouveau centre commercial pourrait offrir un lieu propice à un commerce culturel mais un accord imbécile interdit la présence d’un commerce de presse qui pourrait pourtant compléter utilement une librairie. Quand on pense d’ailleurs qu’il est désormais impossible de trouver dès l’après-midi le grand quotidien national du soir !
 
Une initiative urgente est à prendre en ce domaine. C’est un premier vœu pour 2015 !